La meilleure période pour visiter Interlaken
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La meilleure période pour visiter Interlaken

Quick Answer

Quelle est la meilleure période pour visiter Interlaken ?

De fin juin à mi-septembre, l'accès au Jungfraujoch, au Schilthorn et aux sentiers d'altitude est le plus fiable, mais c'est aussi la période la plus fréquentée et la plus chère de l'année. Fin mai, début juin et la seconde moitié de septembre offrent un meilleur équilibre entre remontées ouvertes, prix plus doux et affluence réduite, tandis que décembre à mars convient plutôt aux sports d'hiver qu'au tourisme classique.

Il n’existe pas un seul mois idéal

Interlaken se situe à 568 mètres d’altitude, entre le lac de Thoune et le lac de Brienz, mais la raison pour laquelle on vient ici se trouve presque toujours plus haut : le Jungfraujoch à 3 454 mètres, le Schilthorn à 2 970 mètres, ou un sentier de randonnée entre les deux. Cet écart d’altitude explique pourquoi la « meilleure période pour visiter » n’a pas de réponse unique.

Un mois idéal pour un randonneur en quête de sentiers alpins ouverts peut être le pire mois pour un skieur, et le mois le moins cher pour réserver un hôtel est souvent celui où la moitié des téléphériques ferment pour maintenance. Ce guide passe en revue le calendrier mois par mois, puis détaille les compromis selon ce que vous êtes réellement venu faire, afin que vous puissiez arbitrer selon votre propre itinéraire plutôt que selon un classement générique.

Mois par mois

MoisMétéoRemontées et sentiersAffluencePrix des hôtels
JanvierFroid, neige occasionnelle en ville, neige fiable au-dessus de 1 800 mDomaines skiables entièrement ouverts ; sentiers d’altitude fermésModérée, orientée skiModérés
FévrierMois le plus froid, bonnes conditions de skiDomaines skiables ouverts ; certains sentiers hivernaux damésForte pendant les vacances scolaires suisses (variable selon le canton, généralement mi-février)Élevés dans les stations, modérés à Interlaken
MarsEncore froid, neige persistante au-dessus de 2 000 mSaison de ski en fin de course ; certaines remontées entament leur maintenance de printemps en fin de moisPlus faibleModérés
AvrilImprévisible, saison boueuse en moyenne altitudeNombreuses remontées fermées pour maintenance annuelle (Harder Kulm, Niederhorn, parties du réseau Schilthorn)FaibleBas
MaiRéchauffement, vallées basses verdoyantes, sentiers d’altitude encore affectés par la neigeJungfraujoch ouvert ; Bachalpsee et Faulhorn souvent encore enneigés jusqu’à fin maiFaible à modéréeBas à modérés
JuinChaud, instable en début de mois, plus stable à partir de la mi-juinLa plupart des sentiers d’altitude ouverts fin juin ; quelques névés persistentEn hausse, surtout après mi-juinModérés
JuilletChaud, orages occasionnelsTout est ouvert, meilleur accès aux sentiers de l’année qui commenceForte, en hausse tout au long du moisÉlevés
AoûtMois le plus chaud, orages fréquents l’après-midiTout est ouvert, mois le plus chargé pour le train de la JungfrauLa plus forte de l’annéeLes plus élevés
SeptembreJournées chaudes, nuits fraîches, météo plus stable que juillet-aoûtToutes les remontées et sentiers pleinement ouverts, sans doute le meilleur mois de randonnéeModérée, en baisse tout au long du moisÉlevés en début de mois, modérés en fin
OctobreRefroidissement rapide, premières neiges possibles au-dessus de 2 000 mLes sentiers commencent à fermer en altitude ; certaines remontées entament leur maintenance d’automneFaibleModérés à bas
NovembreFroid, gris, nuages bas fréquents dans la valléeNombreuses remontées fermées pour maintenance avant la saison de skiLa plus faible de l’annéeLes plus bas
DécembreFroid, début de la saison de ski (généralement fin novembre/début décembre)Domaines skiables qui rouvrent ; marchés de Noël à Interlaken et BerneEn hausse à l’approche de Noël et du Nouvel AnEn forte hausse pendant les fêtes

Pour un aperçu saisonnier plus détaillé, consultez les guides dédiés à Interlaken en été, Interlaken en hiver, Interlaken au printemps et Interlaken en automne.

Pourquoi le calendrier des remontées compte plus que la météo

La façon la plus courante dont un séjour à Interlaken tourne mal n’est pas une mauvaise météo, mais un téléphérique fermé. Chaque remontée et chemin de fer à crémaillère de la région a besoin d’un entretien annuel, et les exploitants programment cette maintenance pendant les semaines les plus calmes, c’est-à-dire au printemps (généralement en avril) et de nouveau en novembre. Harder Kulm, le téléphérique du Niederhorn et certaines sections des réseaux Schilthorn et Schynige Platte sont les plus susceptibles d’être concernés, avec des fenêtres de fermeture typiquement de deux à quatre semaines, même si les dates exactes varient d’une année à l’autre et ne sont publiées que quelques mois à l’avance.

Le Jungfraujoch fonctionne quant à lui presque toute l’année car il s’agit de l’attraction phare, mais même cette ligne connaît parfois de courtes fermetures pour maintenance. Avant de fixer des dates pour un sommet précis, vérifiez le calendrier actuel dans notre guide sur l’ouverture et la fermeture des chemins de fer de montagne plutôt que de supposer que les dates de l’an dernier s’appliquent encore.

Le vent est l’autre risque de fermeture, et il dépend de la météo plutôt que du calendrier. Les cabines Piz Gloria du Schilthorn et la terrasse du Sphinx au Jungfraujoch peuvent toutes deux fermer les jours de grand vent, à n’importe quelle période de l’année, un peu plus souvent en hiver et au début du printemps. Si une sortie au sommet par temps clair est la priorité de votre séjour, réservez-la pour le premier jour disponible plutôt que le dernier, afin qu’une journée gâchée laisse encore une marge pour réessayer.

Été (fin juin à début septembre) : la fenêtre fiable, à un certain prix

C’est la période où tout est ouvert et où les chances d’une journée de sommet dégagée sont les plus élevées, ce qui en fait justement la période la plus chère et la plus fréquentée de l’année. Le train de la Jungfrau connaît ses plus longues files d’attente en août ; sans horaire de départ réservé, l’attente à Kleine Scheidegg peut dépasser 90 minutes les jours de pointe. Le Schilthorn et le Grindelwald First sont un peu moins sous pression mais restent chargés les week-ends de beau temps. Les tarifs hôteliers à Interlaken, Grindelwald et Wengen culminent en août, souvent 30 à 40 % au-dessus du niveau plancher de novembre.

C’est aussi la meilleure fenêtre pour les activités de plein air, la longue durée du jour et la stabilité (généralement) des conditions facilitant l’organisation de canyoning, de rafting et de parapente. Une demi-journée combinant un déjeuner raclette et du rafting sur la Lütschine, comme l’excursion raclette et rafting à Interlaken, fonctionne bien dans cette fenêtre, quand le niveau de la rivière est gérable et que les soirées sont assez douces pour dîner dehors ensuite.

Si vos dates sont flexibles, visez la première quinzaine de juillet ou la toute fin août : les sentiers sont pleinement ouverts, mais la ruée du pic d’août n’est pas encore arrivée, ou commence tout juste à se dissiper.

Saisons intermédiaires : le meilleur compromis pour la plupart des voyageurs

Fin mai-début juin, et mi-septembre-début octobre, sont les créneaux idéaux pour qui peut être flexible. Fin mai, il peut encore rester de la neige sur les sentiers les plus élevés (Bachalpsee et Faulhorn sont les deux qui ouvrent le plus tard la plupart des années), mais le Jungfraujoch, le Schilthorn et les randonnées de fond de vallée sont pleinement accessibles, les prix des hôtels n’ont pas encore atteint leur pic, et l’affluence à Kleine Scheidegg n’est qu’une fraction de celle d’août.

Septembre est sans doute le meilleur mois de randonnée de la région : les gros flux estivaux se sont dissipés, les journées sont généralement plus stables que le régime orageux de juillet, et les nuits sont fraîches sans être encore froides en fond de vallée.

Une journée à vélo électrique est une bonne façon d’occuper ces semaines intermédiaires, quand les températures sont agréables pour grimper mais que les chemins au bord des lacs ne sont pas encombrés par la fréquentation estivale à pied ; l’excursion à vélo électrique entre lacs et ruines d’Interlaken couvre une boucle agréable dans les deux sens de la saison intermédiaire.

Pour des conseils spécifiques aux sentiers, croisez vos dates avec les meilleures randonnées d’une journée depuis Interlaken, l’altitude et l’orientation modifiant ce qui est réellement praticable à deux ou trois semaines près dans un sens ou dans l’autre.

Hiver (décembre à mars) : venez pour les sports de neige, pas pour le tourisme

La ville d’Interlaken elle-même reçoit relativement peu de neige et celle-ci ne tient jamais durablement, ce n’est donc pas l’endroit où venir chercher une ambiance hivernale de village alpin. Ce qu’elle offre en revanche, c’est un accès direct au domaine skiable de Grindelwald-Wengen-Mürren et au-delà, détaillé dans notre guide sur le ski dans la région de la Jungfrau. La saison de ski s’étend généralement de fin novembre à avril selon l’enneigement, janvier et février étant les mois les plus fiables pour la couverture neigeuse.

Pour les non-skieurs, le Jungfraujoch en hiver reste une option tout à fait valable : le train fonctionne toute l’année, et l’air froid et sec de l’hiver peut offrir des vues plus dégagées que les journées plus brumeuses de l’été. La contrepartie est un froid réel (couramment -10 °C ou moins sur la terrasse exposée, avant le refroidissement éolien) et une durée du jour plus courte pour redescendre. Décembre apporte les marchés de Noël à Interlaken et à proximité de Berne, à vérifier dans notre guide événements et festivals dans l’Oberland bernois si vous voulez caler votre séjour sur l’un d’eux.

L’hiver est aussi, curieusement, la période où les opérateurs d’activités proposent certaines des journées de ciel le plus clair pour les vols panoramiques, l’air froid et sec réduisant la brume ; une sortie en tandem comme le saut en parachute au-dessus des Alpes suisses dépend entièrement du plafond nuageux du jour plutôt que du mois du calendrier, donc prévoyez un jour de secours si c’est une priorité.

Printemps (avril à début juin) : bon marché, calme, et inachevé

Le début du printemps est la zone morte du calendrier, et pour de bonnes raisons : c’est le moment où les remontées ferment pour maintenance, où les sentiers d’altitude sont encore sous la neige ou traversés par l’eau de fonte, et où la météo elle-même est la plus instable de l’année. Avril en particulier doit être considéré comme un mois à faibles attentes pour le tourisme en haute altitude. Ce que le printemps offre en revanche, ce sont des prix bas, une affluence réduite, et des vallées verdoyantes bien avant la ruée estivale, ce qui convient aux voyageurs concentrés sur les villes lacustres, la vieille ville de Berne, ou les itinéraires de basse altitude plutôt que sur les plus hauts sommets.

Dès fin mai, la situation se résout largement : le Jungfraujoch et le Schilthorn sont ouverts, les sentiers de vallée sont dégagés, et seuls les itinéraires les plus élevés restent affectés par la neige. Si le Glacier 3000 figure sur votre liste, son téléphérique et sa plateforme d’observation du glacier ouvrent généralement pour la saison vers cette période, et c’est un bon indicateur de la neige restant en altitude ; un moyen simple de vérifier les conditions sur place est un billet comme le billet aller-retour du téléphérique du Glacier 3000.

Automne (mi-septembre à novembre) : la seconde bonne fenêtre, puis l’arrêt

La première moitié de l’automne chevauche les meilleures conditions de saison intermédiaire décrites plus haut. Mais dès le début octobre, les jours raccourcissent rapidement, les températures baissent, et à la fin octobre les premières remontées commencent à fermer pour leur maintenance d’automne, à l’image du schéma d’avril.

Novembre est le mois le plus calme et le moins cher du calendrier, de loin, mais avec plusieurs remontées et restaurants d’altitude fermés, c’est un mauvais choix si l’accès aux sommets est l’objectif du séjour. Il se prête mieux aux activités de basse altitude : une balade à vélo électrique le long de la rive est, comme l’Interlaken: Explore Iseltwald Giessbach E Bike Tour, ou une visite des villes lacustres qui ne dépend pas de l’ouverture d’un téléphérique.

Faire correspondre la saison à ce que vous êtes venu faire

  • Viser les plus hauts points de vue (Jungfraujoch, Schilthorn) avec les meilleures chances de temps clair : de fin juin à début septembre, en acceptant l’affluence et les prix qui vont avec.
  • Randonnée sérieuse au-dessus de 2 000 mètres : de mi-juillet à septembre, une fois la neige dégagée d’itinéraires comme le Bachalpsee et le Faulhorn, et tant que les sentiers restent ouverts le plus longtemps.
  • Ski ou sports d’hiver : janvier et février pour l’enneigement le plus fiable.
  • Tourisme économique sans besoin impératif d’accès en haute altitude : mai ou fin septembre-début octobre.
  • Éviter l’affluence avant tout : novembre, en acceptant que plusieurs remontées seront fermées et que les journées seront courtes et grises.
  • Un premier séjour sans préférence marquée : la seconde moitié de septembre, qui équilibre mieux que toute autre fenêtre les infrastructures ouvertes, des prix raisonnables et une affluence gérable.

Quelle que soit la fenêtre choisie, organisez-vous autour des attractions précises que vous voulez le plus voir plutôt qu’autour de la saison dans l’abstrait ; un Swiss Travel Pass facilite le chiffrage des séjours multi-jours et multi-modes une fois vos dates fixées, et le coût typique d’un séjour à Interlaken ainsi que le nombre de jours dont vous avez réellement besoin valent la peine d’être lus en complément de ce guide avant de réserver.

Meilleure période pour visiter Interlaken : questions fréquentes

Quel est le mois le moins cher pour visiter Interlaken ?

Novembre et la première quinzaine de décembre sont les moins chers, une fois la fréquentation automnale des randonneurs retombée et avant l’arrivée de la foule des marchés de Noël. Les tarifs hôteliers à Interlaken et Grindelwald chutent généralement de 20 à 30 % par rapport à août, même si plusieurs restaurants d’altitude et certaines remontées ferment pour maintenance durant cette période.

Quand les chemins de fer de montagne vers le Jungfraujoch et le Schilthorn ferment-ils pour maintenance ?

Les deux fonctionnent presque toute l’année, mais les lignes plus courtes et les téléphériques qui les entourent (Harder Kulm, Niederhorn, Schynige Platte, certaines cabines du Schilthorn) ferment généralement deux à quatre semaines au printemps (avril) puis à nouveau en novembre pour un entretien programmé. Les dates exactes changent chaque année : vérifiez le site de l’exploitant avant de réserver un jour précis.

Vaut-il mieux randonner en juin ou en septembre ?

Septembre l’emporte généralement. En juin, la neige peut encore bloquer les sentiers au-dessus de 2 000 mètres, et les itinéraires du Bachalpsee ou du Faulhorn ne sont parfois pleinement ouverts qu’à la fin juin ou début juillet. Septembre offre des sentiers plus secs, une durée du jour proche de celle de mai, et nettement moins de monde qu’en août, même si les nuits deviennent froides au-dessus de la limite des arbres.

Quand neige-t-il à Interlaken même ?

À 568 mètres d’altitude, Interlaken reçoit bien moins de neige que les sommets environnants. Les chutes de neige en ville sont irrégulières et tiennent rarement longtemps entre décembre et février ; ce n’est pas un village alpin enneigé à voir, même s’il se trouve juste sous un domaine skiable qui ouvre dès fin novembre.

Quelle est la période la plus fréquentée de l’année à Interlaken ?

Les deux dernières semaines de juillet et tout le mois d’août sont les plus chargés, portés par les vacances scolaires européennes et les groupes en autocar en route vers le Jungfraujoch. Les files d’attente pour le train de la Jungfrau peuvent dépasser 90 minutes à Kleine Scheidegg les jours de pointe d’août, sans créneau horaire réservé.

Peut-on visiter le Jungfraujoch en hiver ?

Oui, le train fonctionne toute l’année et la visibilité hivernale est souvent meilleure qu’en été car il y a moins de brume. La contrepartie : un froid réel (couramment -10 °C ou moins sur la terrasse), une durée du jour plus courte, et un vrai risque de fermeture de la plateforme du Sphinx en cas de vent, ce qui arrive plus souvent en hiver qu’en été.

Le temps change-t-il vite à Interlaken ?

Oui. Interlaken se trouve entre deux lacs, à l’embouchure de plusieurs vallées, et les nuages peuvent arriver depuis Lauterbrunnen ou Grindelwald en moins d’une heure, même par ciel dégagé au départ. Réservez les sorties dépendantes de la météo, comme le Schilthorn ou un vol panoramique, dès le premier créneau disponible de votre séjour et non le dernier, pour garder une marge en cas de journée gâchée.

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